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Fouchy
FOUCHY
Population : 568 hab. (1999)
Densité : 72 hab./km²
Gentilé : Fouchyssois(es)
Coordonnées Géographique
48° 19′ 40″ Nord
7° 16′ 18″ Est
Altitudes
mini. maxi.
292 m 831 m
Superficie : 7,87 km²
blason de fouchy



FOUCHY ET SON HISTOIRE

Aucune trace écrite concernant Fouchy n'est antérieure au XIème siècle. On sait qu'à cette époque Groba (c'est ainsi que s'appelait Fouchy) devient propriété des bénédictins de Conques qui s'installent au prieuré Sainte Foy de Sélestat. Y avait-il à Fouchy alors une mine ou une fosse d'extraction de pierre, sable ou argile, justifiant cette appellation Groba, qui deviendra Grube lors des périodes allemandes plus récentes, cela signifie "fossé", qui deviendra "fouché" puis Fouchy lorsque l'Alsace deviendra française après la Guerre de Trente Ans.

L'église paroissiale placée sous le patronage de Saint Jean-Baptiste atteste de l'ancienneté de la paroisse. Laquelle comprend égalemant les écarts, dont Breitenau (Breitenow). Lors du départ des moines de Sélestat, la paroisse tombe sous la juridiction du Comte-Ban et du seigneur du Frankenbourg tout en gardant son autonomie religieuse. Le curé de Fouchy, qui est choisi par les bourgeois du village, garde sa dîme, y compris après le rattachement au XVème siècle du Comte-Ban au Grand Chapitre de l'évêché de Strasbourg. Le Weistum de 1494 établi par les chanoines (en allemand tudesque) précise les règles de vie villagoise de Fouchy-Groba qui resteront en vigueur après cette cession. Quelques mots de patois welche émaillent ces écrits.

Fouchy connaîtra les guerres avec sacs et pillages comme le reste de la province. Le passage des Suédois, alliés du Roi de France pendant la Guerre de Trente Ans en 1633 ne laissera plus que huit bourgeois vivants sur les 58 que comptait la paroisse précédemment. Femmes, enfants et manants n'entrent pas dans le décompte à cette époque. Seules 25 maisons restent habitables. Puis le village se repeuplera et se reconstruira, les plus anciennes maisons restant visibles datent du XVIIIème siècle. Seule la base du clocher est antérieure. La vallée de Villé étant revenue à la France, elle est alors administrée par le marquis de Choiseul-Meuse qui a une résidence à Villé. C'est la période de repopulation avec des émigrés venant de Lorraine, de Suisse ou d'ailleurs.

Lors de la Révolution et des guerres napoléoniennes, les paysans cultivateurs sont requis avec leurs attelages de boeufs pour le transport de fret (ravitaillement, munitions ) des troupes de passage. Le XVIIIème et le XIXème siècle voient un développement de la population important (tissage à domicile, métiers du bois et voiturage). L'église est agrandie et le clocher rehaussé. Un nouveau cimetière est édifié en 1774 et une nouvelle école et mairie est inaugurée en 1884. Une chapelle est édifiée à Noirceux au début du XXème siècle, peu après la construction d'une école qui fermera en 1960. Chaque quartier a ses petits magasins et une ou deux auberges. Ils disparaitront progressivement au XXème siècle où l'arrivée de l'électricité a permis l'installation d'une filature qui n'a fonctionné que 60 ans et dont il ne reste plus trace. Les deux scieries du village et les nombreux ateliers de sabotiers ont également disparus tout comme les métiers de forgeron ou de charron. La population qui avait dépassé le millier d'habitants en 1836 et en 1866 n'a cessé de décroître jusqu'en 1975 pour tomber à 450 habitants (guerres, occupation allemande, récession et fermetures des usines textiles de la vallée en 1956, exode rural). Plusieurs fermes des écarts ont disparu ou sont devenues des résidences secondaires. Actuellement la démographie retrouve un accroissement régulier et Fouchy compte 620 habitants. Mais peu d'emplois sont localisés dans le village.

UN VILLAGE ET SES LIEUX-DITS
Le village de Fouchy s'est construit autour de sa vieille église dédiée à Saint Jean-Baptiste entourée du cimetière dont il ne reste plus de trace depuis 40 ans. C'est le quartier du Haut-de-l'âtre où se trouve aussi le presbytère et l'école. Les auberges voisines ont également disparu. A l'Est se trouve le quartier de La Goutte avec ses sources et ses fontaines. Il s'est prolongé vers l'Est récemment. Au Nord en contrebas du Haut de l'âtre c'est le Bas de Fouchy traversé par la route départementale. Au Sud-Est l'ancien quartier de "La Combre" connait une renaissance après avoir été rebaptisé Beau Site et Belle Vue. Les quartiers de La Scierie et du Faubourg situés à l'Ouest se sont développés au XIXème siècle et celui des Bouleaux au Sud-Ouest à la fin du siècle dernier.

Une grande partie de la population de Fouchy habitait les écarts : Le plus important étant Breitenau (Breitnowe) devenu commune indépendante à la Révolution et érigée en paroisse en 1863. Il se situe à 2 km à l'est, la rivière du Luttenbach assurant la limite avec la commune de Neuve-Eglise. Autres écarts importants Noirceux au sud-ouest et Froide-Fontaine, (Ce dernier qui se termine au Col de Fouchy fera ensuite partie du ban de Breitenau.) Toujours à l'ouest, vers Urbeis il y avait de nombreuses fermes avec des familles nombreuses à Rouhu, Schlingoutte et Schnarupt. Enfin n'oublions pas comme lieux-dits : Hégoutte et Rouge-Rain situés à l'Est (entre Fouchy et Breitenau), La Barure et Berlicombel qui relient Fouchy à Noirceux et les Prés Saint Jean bordant la rivière Le Giessen(jadis Chera) qui sépare Fouchy de Bassemberg au nord, de Lalaye au Nord-Ouest du village. Bragoutte prolonge vers Urbeis les côteaux de la rive sud de cette rivière. Enfin, majestueux et boisé de pins, le massif du Quichat 690 m domine le côté Sud du bourg.

CURÉS DE LA PAROISSE DE FOUCHY
Que de mystères dans les destinées de la paroisse de Fouchy ! Le curé Nartz (l'un des premiers historiens de la vallée) signale que la paroisse de Fouchy et son annexe Breitenau dépendent du prieuré Sainte Foy de Sélestat. Un écrit du XIème siècle en témoigne, Fouchy possède alors le rare privilège de choisir son curé. Ce privilège perdurera après le rattachement de la paroisse au Grand Chapitre de Strasbourg. Le premier curé connu est le Sr Nicolas, suivi en 1688 de P. Auger et Nicolas Auger (1715). Le curé Grau ouvre le premier registre paroissial (1721) . En 1722 le curé Nicolas Flachs reprend le poste vacant depuis un an avant d'être nommé à Neuve-Eglise. Les vicaires de Villé assurent à nouveau le service pendant plusieurs années avant que l'un d'eux Hubert Navert reçoive le poste. Il connait avant la Révolution, des déboires avec Bassemberg (une histoire de cloche) et même avec ses paroissiens de Fouchy qui le traduisent en justice pour manquement à ses devoirs d'entretien de l'église. Pendant la révolution Française de 1789 le curé Navert dessert la paroisse aidé d'un vicaire : Seck Simon. En 1791, le curé Navert décède et Seck le remplace, devenu prêtre réfractaire il dessert Fouchy dans la clandestinité. A la suite du Concordat de 18O1, Seck Simon vicaire à Fouchy depuis 1788 retrouve officiellement la paroisse de Fouchy cette fois comme curé et ce jusqu'à sa mort en 1811. Suivent ensuite :
  • STEMM Laurent jusqu'en 1812 (1 an)
  • KUHN Jean-Pierre jusqu'en 1833 (21 ans)
  • BLANCK Jean jusqu'en 1845 (I2 ans)
  • GUENOT Vincent jusqu'en 1847 (2 ans)
  • ESPEL Jean-Michel jusqu'en 1858 (11ans)
  • PERNOT Charles jusqu'en 1862 (4 ans). C'est à sa suite que Breitenau deviendra paroisse.
  • MEHL Jean-Baptiste jusqu'en 1893 (31 ans) (rest. église 1865 - Nouv. Cimetière 1874)
  • SUTTER A jusqu'en 1898 (5 ans)
  • DIDIERJEAN Fr jusqu'en 19O1 (3ans)
  • JODER C jusqu'en 1922 (21 ans)
  • GUIDAT Emile jusqu'en 1946 (24 ans)
  • ANTOINE Joseph jusqu'en 196O (I4 ans)
  • De 1960 à 2000 la paroisse est confiée à des Pères Maristes :
    • BERNHARD 1960 à 1964
    • Marcel JACOB 1963 à 1980
    • Pierre CHABANET 1982 - 1995
    • et Jean NEYRET 1995-2000
  • Depuis l'an 2000, c'est le curé de Villé Marcel IMBS qui assure également la fonction de curé de Fouchy.

MAIRES DE FOUCHY DE 1789 À NOS JOURS
  • 1789 à 1797 Nicolas Girard
  • 1797 - 1799 Jean-Baptiste de Lagoutte
  • 1799 - 1800 François Aymé
  • 1800 - 1802 Joseph Girard
  • 1802 - 1808 Zacharie Spiegel
  • 1808 - 1812 Antoine Lagoutte
  • 1812 - 1817 Jean-Baptiste Brunette
  • 1817 - 1821 Jean-Baptiste Boës
  • 1821 - 1826 Dominique Weber
  • 1826 - 1832 Nicolas Girard
  • 1832 - 1840 Jean-Baptiste Sellier (démission en 1840)
  • 1840 - 1850 Jean- Baptiste Humbert
  • 1850 - 1852 Nicolas Humbert
  • 1852 - 1854 Jean-Baptiste Humbert ( fils de Nicolas)
  • 1854 - 1856 Joseph Antzenberger
  • 1856 - 1861 François Bernhard
  • 1861 - 1894 Joseph Aimé
  • 1894 - 1902 Joseph Aimé (fils)
  • 1902 - 1914 Joseph Marchal (fils de Simon)
  • 1914 - 1937 Isidore Humbert
  • 1937 - 1943 Paul Humbert
  • 1943 - 1945 Joseph Guiot
  • 1945 - 1947 Alphonse Bâty
  • 1947 - 1950 Alphonse Lemaire
  • 1950 - 1965 André Humbert
  • 1965 - 1989 Paul Perrin
  • 1989 - 2001 André Guiot
  • 2001- ... Laurent Gass


Fréddy Dietrich
vice-président de la Société d'Histoire du Val de Villé (SHVV)


SOURCES :
  • abbé NARTZ, Le Val de Villé , Monographie des villes et villages de France. Le Livre d'Histoire
  • SHVV, Le Val de Villé - Un pays, des hommes, une histoire. 1995
  • Hubert MEYER - Les débuts du prieuré bénédictin Sainte Foy -Dialogues Transvosgiens 1994
  • Archives paroissiales et communales de FOUCHY

LES ACTES MIS A VOTRE DISPOSITION :

  • Naissance > de 1720 à 1933
  • Mariage > de 1720 à 1933
  • Décès > de 1721 à 1933



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