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SAINT HIPPOLYTE
Population : 1 051 hab. (2008)
Densité : 59 hab./km²
Gentilé : Saint-Hippolytains
Coordonnées Géographique
48° 13′ 57″ Nord
7° 22′ 21″ Est
Altitudes
mini. maxi.
170 m 731 m
Superficie : 17,86 km²

BERCEAU de la VALLÉE

Petite Histoire :

LLa ville de SAINT HIPPOLYTE (Sankt Pilt en allemand) s'étend gracieusement, au pied du château du Haut-Koenigsbourg, sur un coteau du vignoble alsacien. Située au centre de notre Province, aux confins du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, elle attire les touristes par son climat sain, son cadre enchanteur, son site pittoresque, ses vins réputés, et offre aux estivants un calme bienfaisant, tout en leur permettant, par les vestiges de son passé, de revivre d'importantes périodes de l'Histoire de France, particulièrement de l'Alsace et de la Lorraine.

SSi vous visitez la belle église, qui domine la cité, une fresque dans le chœur, à droite, vous explique l'origine de Saint Hippolyte, qui remonte au 8ème siècle, à l'époque des Carolingiens : vous y voyez le pape Etienne II (+757) qui remet au moine FULRAD les reliques du martyr Saint Hippolyte. Fulrad, abbé de Saint-Denis, chapelain de Pépin le Bref, et plus tard de Charlemagne, fut, après le roi, le personnage le plus important du royaume. Il reçut d'un propriétaire du nom de Wido, le domaine d'Orschwiller « ANDALDOVILLARE » et fonda au nord de ce domaine un petit couvent de Bénédictins que l'on baptisa FULRADOVILLARE.

A gauche, dans le chœur, il y a un splendide Reliquaire du 18ème siècle : il contient une partie des reliques de Saint Hippolyte et d'autres saints.

En 774 les reliques de ce martyr sont signalées à Fulradovillare. Mais au 9ème siècle la majeure partie a été transférée à Saint-Denis.

Saint Hippolyte était Romain, une des gloires littéraires de l'Eglise ancienne. Il est mort martyr en déportation en Sardaigne lors de la persécution de Maximin le Thrace en 235. Le 13 août, Fête patronale (reportée dans notre Paroisse au deuxième dimanche d'août) est l'anniversaire de la translation à Rome du corps de Saint Hippolyte et de sa déposition à Agro Verano (cimetière de Rome) sur la Via Tiburtina. Saint Hippolyte était un personnage historique important.

Mais les vitraux du chœur ainsi que la sculpture en bois qui orne sa châsse content sa Légende : Hippolyte, soldat, gardien de St Laurent, aurait été baptisé par ce diacre romain, en présence de la martyre Concordia, et après sa Communion, fut condamné, pour avoir fait profession de sa Foi, à être traîné par un cheval (comme le suggère d'ailleurs le Hippolytos grec). C'est ainsi que le représentent également les armoiries de la Ville.

En 853 le prieuré de Fulradovillare prend le nom de son glorieux Patron : Saint Hippolyte.

Saint Fulrad, c'est cet abbé avec mitre et crosse et un reliquaire à la main, que vous pouvez voir dans un vitrail de la Chapelle de la Vierge (nef latérale gauche).

Il est mort le 16 juillet 784 et comme il a fondé dès 777 à Lièpvre un autre couvent appelé FULRADOCELLA, on lui a érigé une statue au centre de cette localité.

Au 9ème siècle d'ailleurs le petit monastère de Saint Hippolyte devint une simple cour domaniale dépendant de Lièpvre.

Vous avez pu remarquer dans les armoiries de Saint Hippolyte au-dessous du martyre du Saint, l'écu d'or avec bande rouge et trois aigles d'argent des Ducs de Lorraine. C'est que, bien que situé au milieu de l'Alsace, St Hippolyte a fait partie du Duché de Lorraine près de 700 ans : peut être dès le onzième siècle, mais certainement depuis 1115 jusqu'en 1790.

Ce sont le Haut-Koenigsbourg et le château des Ducs de Lorraine qui témoignent de cette époque ! Après avoir appartenu aux Hohenstaufen au 12ème siècle, le Haut-Koenigsbourg devient propriété des Ducs de Lorraine aux 13ème et 14ème siècles. Bien qu'il passe ensuite dans d'autres mains, les Ducs font valoir leurs droits et n'y renoncent définitivement qu'en 1474.

En 1515 on signale le château des Ducs au N.O de la localité, sur les remparts. Détruit à la guerre de Trente Ans et rebâti en 1718, il est devenu Collège des Frères Marianistes.

Au 13ème siècle, l'Alsace était morcelée en de nombreuses Seigneuries qui se faisaient souvent la guerre.

Saint Hippolyte qui n'était qu'un village fut souvent pillé et incendié : c'était une proie facile pour ses adversaires. En 1287 Anselme de Ribeaupierre brûla entièrement le village et son église.

Mais en 1316 Saint Hippolyte devint « Ville » avec murs et fossés. Témoin : la tour ronde des Cigognes et le reste du mur d'enceinte du 14ème siècle.

Après la destruction de l'ancienne église, on a construit l'église actuelle de style gothique : le chœur et la première travée de la nef (colonnes avec chapiteaux) datent du 14ème siècle, la nef principale et les deux nefs latérales avec plafond du 15ème.

Toujours au 15ème siècle, la cité confia les reliques de son saint Patron à un magnifique reliquaire gothique de l'école de Schoengauer (environ 1477) sur lequel sont peints le martyre de Saint Hippolyte, le Christ et les douze Apôtres ainsi que les armes des Ducs de Lorraine (au cœur de l'écu) combinées avec celles de Hongrie, Naples, Jérusalem, Aragon, Anjou, Gueldres, Julich et Bar. Cette châsse est en dépôt au Musée Unterlinden de Colmar.

Mais vous pouvez admirer ces armoiries en plus grand avec celles de Wittringen (les trois cygnes) sur une dalle sculptée encastrée dans la façade Nord de l'Hôtel de Ville.

En 1564 Ulrich von Wittringen (Orly de Widranges) fut nommé par le Duché, capitaine et receveur de la Ville. Mais la population ne l'aimait guère, vu l'augmentation sensible des tailles, des impôts et des corvées qu'on attribuaient à son administration.

Cependant vers la fin du 16ème siècle Saint Hippolyte était une petite ville riche et populeuse. Son "vin rouge" était réputé. Beaucoup de belles maisons à portes cintrées ou fenêtres à meneaux datent de cette époque.

La chapelle Saint Jacques de l'ancien Hôpital, devenue maison particulière, dans la Grand-rue est signalée dès 1506. Vous remarqurez sur le pignon de style gothique entre deux anges la belle inscription tirée de l'Evangile :
  • "q(uae)rite et inveniet(is) pulsate et aperiet(ur) vobis"
    • "Cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira"

La première moitié du 17ème siècle fut désastreuse pour Saint Hippolyte comme pour toute l'Alsace : pendant la guerre de Trente Ans, en 1633, le château du Haut-Koenigsbourg fut incendié et Othon, l'allié des Suédois, fit dans notre localité un grand carnage. Avec la guerre, la peste fit de terribles ravages : en 1661 il n'y avait plus que 100 habitants à Saint Hippolyte.

Aujourd'hui encore, après l'Angelus du soir, la voix grave et lugubre du bourdon de l'église évoque les souffrances de ces temps et invite au recueillement et à la prière pour les morts.

Après 1648 Saint Hippolyte fut occupé par les armées françaises, mais fut restitué à la Lorraine en 1717. Témoin, la pierre borne sur la rive gauche de l'Eckenbach avec la croix de Lorraine (vous traverserez ce ruisseau en allant à Ribeauvillé par la Route du Vin).

En 1766, à la mort de Stanislas Leczinsky, la Lorraine fut réunie à la France avec Saint-Hippolyte qui comptait alors 1600 âmes. C'est de cette époque que date la nouvelle châsse de Saint Hippolyte, style Louis XV, qui se trouve dans le chœur de l'église et qu'on porte en procession à la Fête Patronale.

A la Révolution, en 1790, Saint Hippolyte fut rattaché au Haut-Rhin. En 1791, le maire Mathieu THIRION acheta pour l'église le bel orgue Silbermann de 1738 du couvent de Marbach. Mais en 1908 les tuyaux furent remplacés par un ensemble plus moderne. Aujourd'hui il ne reste hélas que le splendide Buffet de l'orgue Silbermann de 1738.

Ce même maire put sauver la chapelle de la Croix, qu'on trouve dès 1470 : comme elle fut vendue comme bien national il l'acheta. Mais en 1793 la chapelle Saint-Wendelin de l'ermitage dans la forêt domaniale sur la pente du haut-Koenigsbourg fut détruite. Une statue en bois de Saint Wendelin dans une petite chapelle grillagée du Jardin public (Herrengarten) nous en rappelle le souvenir.

Au 18ème siècle, des gisements de houille furent découverts dans les environs de Saint-Hippolyte et récemment des gisements d'uranium. Ils se trouvent plus loin que l'Etang de Pêche.

En 1822 le clocher actuel de l'église fut édifié. L'Hospice de la Ville est une fondation du maire Charles BLEGER « père des pauvres ». Une chapelle néogothique se trouve à côté de ce bâtiment.

Saint-Hippolyte subit comme toute l'Alsace l'occupation allemande de 1870 à 1918. En 1900 Guillaume II fit reconstruire le château du Haut-Koenigsbourg (détruit depuis 1633). Plus de 300 ouvriers y travaillèrent. Devenu monument national, il attire aujourd'hui de nombreux visiteurs.

Le très beau carillon des nouvelles cloches de la paroisse évoque par sa composition sur les cinq premières notes de la Marseillaise le retour de l'Alsace à la France en 1918. La Chapelle de la Croix incendiée lors de la Libération en 1944 et reconstruite dans un style sobre et moderne, nous rappelle la fin de la seconde guerre mondiale et la Vierge érigée en 1945 au-dessus du Vignoble est un témoignage de reconnaissance de la Ville de Saint-Hippolyte pour avoir été épargnée durant cette guerre.

Ainsi toutes les pierres des monuments anciens ou plus récents de notre coquette cité chantent, pour ceux qui savent les écouter, d'une voix grave ou allègre, le passé douloureux ou joyeux de notre Ville et de notre Patrie.

Une place d'honneur toute particulière doit être réservée au vignoble de Saint-Hippolyte. Important et très ancien centre viticole, ses coteaux ensoleillés produisent des vins dont la qualité faisait de tout temps l'objet d'une réputation dépassant toutes frontières.

Déjà, les Rois de France surent les apprécier à leur juste valeur. Parmi les principaux cépages il faut entendre :
  • SYLVANER, frais, fruité, léger,
  • PINOT BLANC, équilibré, souple et nerveux,
  • RIESLING, triomphe du terroir alsacien, à la fois viril, d'un fruité exquis et d'un bouquet délicat,
  • TOKAY d'ALSACE, capiteux, opulent et corsé,
  • MUSCAT d'ALSACE, sec, mais délicieusement bouqueté,
  • GEWURZTRAMINER, corsé, moelleux et bien charpenté, d'un bouquet élégant qui enveloppe le nez et remplit la bouche,
  • PINOT NOIR (Rouge de Saint-Hippolyte), corsé, capiteux et fruité ; complète avantageusement la gamme de nos cépages.

En effet, le Rouge de Saint-Hippolyte de par ses qualités s'est forgé une prestance sur le marché. Il réunit avec grâce les caractères prédominants du vin d'Alsace et certaines affinités apparentes des grands vins rouges. Nos coteaux particulièrement bien exposés ont favorisé l'épanouissement dont bénéficie actuellement ce grand vin.

ARMOIRIES
D'azur au saint Hippolyte de carnation, la tête environnée d'une gloire d'or, les mains croisées sur son corps nu et les pieds attachés à une corde de sable tirée par un cheval contourné d'argent monté par un bourreau de carnation vêtu de gueules, tenant de sa dextre un fouet de sable, le tout soutenu en pointe d'un écusson d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, l'écusson sommé d'une couronne de marquis.

Ces armoiries qui figurent sur le sceau de la ville utilisé au XVIème évoquent le martyr de saint Hippolyte patron de l'église ; Fulrad, fondateur du monastère de saint Hippolyte, y avait amené de Rome avant 774 les reliques de ce martyr romain mort en 235, trainé, raconte-t-on, par un cheval indompté ; sur l'écusson figurent les armoiries de Lorraine rappelant l'appartenance de Saint-Hippolyte à la Lorraine, appartenance qui dura du XIIIème siècle à la Révolution. En 1697, alors que ce duché était annexé à la France, Saint-Hippolyte dut demander l'enregistrement de ses armoiries dans l'Armorial général de France, ce qui fut fait, mais la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent fut remplacée par une bande d'azur chargée de trois croisettes d'or, sans doute pour effacer le souvenir de la Lorraine. L'écusson primitif qui est de Lorraine a été rétabli en 1980.

Saint-Hippolyte qui apparaît en 774 sous la dénomination de « Fulradovilare » puis en 853 sous celle de "ad sanctum Yppolytum" fut érigé en ville aux alentours de 1300.
  • Alérion : petit aigle sans bec ni pattes
  • Croisette : petite croise


Document remis par la Mairie de Saint-Hippolyte
En savoir plus sur Saint Hippolyte via wikipédia


LES ACTES MIS A VOTRE DISPOSITION :

  • Naissance > de 1640 à 1935
  • Mariage > de 1685 à 1935
  • Décès > de 1684 à 1935




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